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Publié : 26 May, 2022

Guinée : la filière rap repensée par des "gamins"

Personne ne peut réellement altérer l'héritage du rap guinéen ! Indéniablement, ce genre musical a connu des années de renommée. Son succès et son impact restent gravés dans le bitume et dans les esprits. Le Rap 224 a brillé de manière éclatante, même dans des circonstances difficiles, depuis le début des années 90 jusqu'en 2007. Pendant cette période, la capitale Conakry était considérée comme un carrefour de la drogue, mais aussi comme l'épicentre du hip-hop africain. La scène musicale urbaine guinéenne rassemblait des passionnés et des paroliers talentueux.

Le rap guinéen à son apogée !

Ce mouvement, né dans les quartiers sombres et les ghettos délabrés de la périphérie de Conakry, a connu des moments glorieux. Des groupes de rap puissants et créatifs, ainsi que des leaders audacieux, ont tiré la jeunesse de l'isolement et de la violence urbaine. À l'époque, le rap était bien plus qu'un simple divertissement, il était un véritable moyen d'expression pour les jeunes. Cependant, quinze ans plus tard, la situation a changé - certains MCs ont fui, d'autres sont partis en exil, la plupart ont abandonné leur carrière musicale - le mouvement a décliné - les cassettes de rap sont devenues obsolètes - les maisons de production et les grands festivals ont fermé leurs portes - les articles de presse ont disparu - les repères se sont estompés - et même sur Google, la musique urbaine guinéenne était absente des résultats de recherche. Mais aujourd'hui, le rap guinéen connaît un renouveau grâce à une nouvelle génération qui porte haut le flambeau. Ce sont des jeunes énergiques qui mènent la danse. Le rap est à la mode, avec des paroles percutantes. On peut citer, entre autres : Wada du Game, Mc Fresh, Maxim Bk, le groupe Gnamakalah, Dépotoir, Albert Keckson, Straiker, la team NG (Shakal, Malaikan Mortel, Thuny Vaamos, Bute Les, Neezy John’s), Saouro, SoulB THB. ©SITANEWS
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